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Visa et statut · 01 sur 02

Les catégories de visa qui permettent d’entreprendre

Les familles de visas ouvertes à un investisseur, un fondateur, un cadre transféré ou un profil qualifié, et ce que chacune suppose.

Ce que couvre cette fiche

Les catégories que rencontre un fondateur étranger, la différence entre le visa qui permet d’entrer et le statut qui permet de rester, et les événements qui font bouger un statut sans qu’aucune administration prévienne. C’est le sujet le plus déterminant d’une implantation, et celui où une information approximative coûte le plus cher.

Ce qui existe

E-2, investisseur par traité

Suppose un investissement substantiel dans une entreprise réelle et active, et la nationalité d’un pays signataire d’un traité de commerce avec les États-Unis. La France, la Belgique, la Suisse et le Maroc en sont ; le Canada aussi. Le montant n’est pas fixé par un texte : il s’apprécie au regard du coût de l’entreprise visée.

L-1, transfert intragroupe

Pour un dirigeant, un cadre ou un salarié à connaissances spécialisées transféré depuis une entité étrangère liée. Suppose une durée minimale d’emploi dans l’entité d’origine, et un lien de détention entre les deux sociétés.

O-1, capacité extraordinaire

Fondée sur un dossier de preuves : distinctions, publications, couverture de presse, rôle critique dans des organisations reconnues. Aucun investissement n’est requis, mais le dossier est long à constituer.

EB-5, investisseur immigrant

Voie vers la résidence permanente, avec des seuils d’investissement et de création d’emplois fixés par la loi et révisés périodiquement. Calendrier long et procédure lourde.

H-1B, profession spécialisée

Soumis à un quota annuel et à un tirage au sort. Suppose un employeur parrain, ce qui en fait une voie difficile pour un fondateur qui serait son propre employeur.

Ce qui surprend en arrivant d’Europe ou du Québec

Le visa et le statut sont deux choses distinctes. En France, en Belgique ou au Québec, un titre de séjour fait les deux ; ici un visa valide n’implique pas un statut valide, et l’inverse est vrai aussi. Beaucoup de catégories lient par ailleurs le statut à l’entreprise elle-même : si elle change de forme, d’actionnariat ou d’activité, le statut peut bouger.

Où cela se complique

Les catégories fondées sur un traité dépendent de la NATIONALITÉ, pas de la résidence ni de la langue. Un Québécois et un Français ne sont pas éligibles aux mêmes voies, et la plupart des ressources francophones sur le sujet sont écrites pour des Français. C’est l’erreur la plus fréquente que l’on voit dans le réseau.

Les sources officielles

Ce que French Executive Network peut faire

Vous présenter les avocats d’affaires, experts-comptables et fiscalistes francophones du réseau qui traitent ce sujet, et les membres qui sont déjà passés par là.